Communiqué :" L’Ariège dit stop aux expulsions."


 

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L’Ariège dit stop aux expulsions.

L’Ariège a connu récemment des expulsions brutales, inhumaines, indignes touchant notamment de jeunes enfants scolarisés et leurs parents.

Nous exigeons que la France respecte ses engagements internationaux en matière de droit à l’éducation, de droits des enfants, des droits de l’Homme.

L’Ariège a toujours été une terre d’accueil et doit le rester pour les accueillis comme pour les Ariégeois.

Nous, signataires, demandons l’arrêt de toutes les expulsions sur le département.

Liste des organisations signataires :

Réseau Education Sans Frontières 09, Ligue des Droits de l’Homme 09, Association Couserannaise pour l’Accueil des Réfugié-es et des Migrant-es, Génération’s Ariège, Parti Communiste Français 09, Bénédicte Taurine Députée 1ère circonscription, Michel Larive Député 2ème circonscription, SNUipp-FSU 09, Solidaires 09, La France Insoumise 09, Collectif soutien aux réfugiés 09, Comité contre les OQTF, Conseil Ariégeois des Parents d’Elèves, Fédération des Conseils de Parents d’Elèves 09, Collectif soutien de Massat, NPA 09, CIMADE 09, CGT 09, FSU 09, Coordination Volvestre pour le développement des solidarités, PEP 09, Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture09, Collectif de Montbrun Solidaire avec les Migrants, Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation 09, Monnaie 09, CCFD-Terre Solidaire, Parti Socialiste 09, Mouvement pour la paix 09, UNSA Education 09, ATTAC 09, SNES-FSU 09, SNEP-FSU 09, FO 09, EELV, la Confédération Paysanne, le Cercle Cœur Colibris Couserans…

 

 

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Plus que jamais, nous devons être vigilants


Pôle emploi > après les rafles , le retour des traquenards de sans papier à la sortie d'un pole emploi

 

Ce qui s'est passé en Gironde

 

Communiqué de presse

SYNDICAT SUD-Aquitaine

TOMBÉ DANS UN PIÈGE, ARRÊTÉ PAR LA POLICE avec des conséquences graves

 

Devons-nous accepter que nos services publics, censés protéger les plus démuni·es d’entre nous, deviennent des auxiliaires de renseignement de la Préfecture ?

Le jeune A., 21 ans, entré en France en demandant l'asile, est tombé dans un guet-apens tendu dans les locaux de Pôle emploi par la police. Convoqué à l’agence de Bordeaux Bastide le 14 janvier pour une validation d’inscription, il a été appréhendé à sa sortie par les forces de l'ordre qui l’attendaient.

Accusé de possession d'un faux titre de séjour, il écope d’une obligation de quitter le territoire français. Il venait pourtant faire valoir ses droits après une mission de désarchivage pour la Cité Administrative de Bordeaux en contrat à durée déterminée!

Une cinquantaine de personnes indignées, individuelles ou représentant des syndicats et d'autres organisations, est venue demander des comptes au directeur de cette agence. Mr Thierry Diaz affirme qu'il n'était pas au courant et réfute toute participation du personnel de son site à ce traquenard.

Qu’en est-il? Quel lien entre le service interne de "prévention des fraudes" de Pôle Emploi et la Préfecture ? La Préfecture utilise-t-elle les services de Pôle emploi pour organiser sa traque aux aux exilé.es ? 

Nous n’en resterons pas là, nous voulons des réponses.

AC! Gironde, AREVE, ARTS, CIP Gironde, Cenon en commun, CLL Nouvelle Aquitaine, CNT Interpro 33, CNT Construction 33, Collectif Bienvenue, Collectif des Gilets Jaunes de Saint-Macaire, Ensemble! 33, FI 33, FSU 33, LDH 33, SNU Nouvelle Aquitaine, Solidaires 33, SUD emploi Nouvelle Aquitaine, SUD PTT 33, UCL 33,  Florence Nacq, Marianne Perdu, Fabienne Porré

                               A Bordeaux le 07 février 2020


Foix. Indignation face au risque d’expulsion de la famille Hazizi


https://www.ladepeche.fr/2020/02/07/indignation-face-au-risque-dexpulsion-de-la-famille-hazizi,8715954.php

 

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Une centaine de personnes a exprimé son soutien à la famille Hazizi./ Photo DDM,

Des manifestants ont exprimé leur colère lors de la convocation par la préfecture de la famille Hazizi pour une assignation à résidence. Un rendez-vous finalement reporté.

 

Une grosse centaine de personnes était rassemblée hier à 14 heures devant la préfecture de l’Ariège pour dénoncer le sort réservé à la famille Hazizi. Cette dernière était en effet convoquée au même endroit pour se voir notifier une assignation à résidence en vue de son expulsion du territoire français.

"C’est une alternative à l’internement au centre de rétention administrative (CRA) pour mieux les contrôler en les faisant pointer tous les jours au commissariat. Avec le risque qu’un beau jour les autorités les expulsent, comme ce qui est arrivé à Pamiers pour la famille Mehmenti", dénonce le collectif Réfugiés 09.

Plusieurs autres cas recensés en Ariège

Issus de la minorité Rom et originaires d’Albanie, les cinq membres de la famille Hazizi ont fui ce pays il y a plusieurs années. Depuis deux ans, ils vivent à Foix où les trois enfants de 4, 8 et 11 ans sont inscrits à l’école dans la cité. Des délégations de professeurs du collège Lakanal et de l’union syndicale Solidaires étaient d’ailleurs présents.

"Ce ne sont pas des migrants économiques, mais des réfugiés politiques qui ont été déboutés du droit d’asile car ils n’ont soi-disant pas de preuve qu’ils sont menacés dans leur pays. On a été reçu par la préfecture pour qu’ils aient un permis de séjour exceptionnel, ça leur a été refusé et les recours n’ont pas marché. S’ils sont renvoyés, les enfants ne peuvent pas être scolarisés à cause des discriminations contre les Roms. Il y a un danger de mort pour eux en Albanie", poursuit une militante du collectif.

Celui de Montbrun Solidaire avec les migrants embraye : "Actuellement il y a une chasse aux Roms en France, qu’ils soient Albanais, Macédoniens ou d’un autre pays des Balkans. Une famille au Fossat a été refusée à l’OFPRA et risque aussi d’être expulsée alors même qu’elle vient de faire appel devant la Cour nationale du droit d’asile. Les dispositions se durcissent et nous sommes contre cette politique d’expulsions de l’État, alors qu’il y a d’autres cas en Ariège en ce moment."

Une convocation de la famille Hazizi finalement reportée par la préfecture, ce qui ne suspend pas tout risque d’expulsion. Les collectifs en présence ont signifié qu’ils restaient "très vigilants."


Tarascon-sur-Ariège. Mobilisation de soutien à la famille Kamkamidze


https://www.ladepeche.fr/2020/02/05/mobilisation-de-soutien-a-la-famille-kamkamidze,8711312.php

 

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Une vingtaine de personnes s’est réunie, hier, devant la gendarmerie./ Photo DDM.

 

Ému aux larmes, Bachana, le père de la famille Kamkamidze, originaire de Georgie, a remercié toutes les personnes présentes, ce mardi matin, devant la gendarmerie de Tarascon-sur-Ariège. Sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), Bachana, Khatuna, son épouse, et leur enfant de 13 ans, Giorgi, devaient signer un document attestant leur présence en Ariège comme chaque mardi à la gendarmerie. Pour les soutenir dans cette épreuve, une vingtaine de personnes s’est réunie devant le bâtiment tarasconnais. Contestant par là même cette OQTF qu’ils jugent "injuste".

Domiciliée dans un hébergement d’urgence à Tarascon-sur-Ariège, la famille a déjà été sous le coup d’une OQTF, l’été dernier. Celle-ci a été dans un premier temps cassée au vu de l’état de santé du père de famille, gravement malade, et le handicap de Giorgi.

Une deuxième OQTF prononcée

"Malheureusement, la préfecture a interprété de nouveaux rapports médicaux remettant en question leur légitimité à rester sur le territoire, explique, agacé, un membre du collectif 09 contre les OQTF. Une nouvelle obligation de quitter le territoire a donc été prononcée. C’est un véritable acharnement de la part de la préfecture de l’Ariège contre cette famille."

Dans les rangs des personnes mobilisées, certaines connaissent bien la famille et ses difficultés. "Khatuna, l’épouse, est d’un courage et d’une gentillesse rare, confie une Tarasconnaise, c’est injuste"

Une "injustice" qui ne passe pas pour le collectif, bien décidé à se réunir une nouvelle fois mardi prochain. "Si on est nombreux à chaque rendez-vous, on va pouvoir faire pression et éviter un renvoi immédiat chez eux", espère le collectif.

"Nous invitons la préfète de l’Ariège à prendre ses responsabilités, s’indignent les manifestants. Les expulsions se succèdent en Ariège et renvoient des personnes qui sont en danger dans leur pays. Pour certains, il s’agit de gens ayant de réelles compétences, on se prive de celles-ci sur notre territoire."

Rendez-vous est donc donné mardi prochain, pour accompagner la famille tandis qu’un recours a été déposé par l’avocate de celle-ci afin de leur permettre de rester en Ariège.


Police à l’école, familles séparées : une politique d’expulsion sans limites


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Contacts presse

Ségolène Lavernhe : 07 57 44 08 16 | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Police à l’école, familles séparées : une politique d’expulsion sans limites

Le lundi 27 janvier, un grand nombre de familles albanaises vivant dans au moins quatre départements de la région Occitanie (Lozère, Haute-Garonne, Pyrénées Orientales, Hérault) ont été la cible d’une opération menée par les autorités françaises et l’agence Frontex pour les expulser collectivement. Ce charter a décollé de Toulouse pour Tirana le lendemain, avec 8 familles à son bord qui avaient passé la nuit enfermées au centre de rétention de Toulouse. Parmi elles, 12 enfants âgés de 18 mois à 16 ans, et un enfant majeur. Cette opération a concerné un plus grand nombre de familles arrêtées au petit matin.

L’opération a mobilisé des moyens humains et financiers énormes, au mépris de la dignité de ces personnes et en violant sans scrupules leurs droits fondamentaux.

L’enfermement de ces familles était illégal car certaines ont passé la nuit dans un secteur du centre de rétention de Toulouse qui n’est pas habilité à recevoir des parents accompagnés d’enfants.

En Lozère, deux parents sont interpellés alors qu’ils venaient pointer au commissariat dans le cadre d’une assignation à résidence. Enceinte, la mère de famille est conduite à l’hôpital de Mende après un malaise. La police emmène le père à l’école où se trouve leur fille de 4 ans. Malgré la résistance de l’institutrice, la police repart avec l’enfant. La classe est bouleversée.Après une longue route, escorté·e·s par la police, le père et sa fille sont enfermés en rétention à Toulouse. Le lendemain, ils sont expulsés sans la mère de famille dont l’état de santé inquiète les médecins car elle risquerait de perdre son bébé.

Des rafles jusque dans des écoles.

Plusieurs interpellations d’enfants se trouvant à l’école ont été organisées, comme à Montpellier où la police est allée chercher les enfants qui se trouvaient en classe avant de les emmener à Toulouse pour les enfermer.

Des pressions inadmissibles et d’autres pratiques traumatisantes ont été employées. À Toulouse, la police a interpellé deux parents dont l’enfant se trouvait à l’école. La mère a été escortée en rétention tandis que deux policiers en civil emmenaient le père à l’école pour s’emparer également de leur enfant. Cette dernière était déjà partie de l’école. Le père a été emmené en rétention, puis relâché le soir-même sans son épouse. Il déclare que la police l’aurait menacé d’expulser sa femme seule s’il ne revenait pas avec leur enfant. Le père ayant résisté, son épouse a été libérée le lendemain matin, après que toute la famille ait vécu une nuit d’angoisse.

Le matin du départ, une famille entière a été interpellée dans son lieu de vie au réveil, sans avoir le temps de ne rien préparer. Les parents ont été menottés devant leurs enfants effrayés durant le trajet les menant à l’aéroport. Ils ont ensuite été forcés de monter dans l’avion alors que les enfants, choqués, manifestaient leur effroi.

Dans les départements visés, les ressortissants albanais sont poussés à se cacher, ce qui aggrave la précarité de leur situation et celle de leurs enfants.

Ce type d’opération organisée sous l’égide de Frontex et du ministère de l’intérieur se multiplie. En septembre une opération similaire s’était déroulée en Occitanie, et en octobre en Bretagne. À chaque fois, l’objectif de remplir un avion charter à tout prix a conduit à de graves dérives dans l’action des pouvoirs publics qui ont clairement franchi un cap répressif totalement disproportionné et inacceptable.

Ces situations aux conséquences humaines désastreuses s’inscrivent dans le contexte plus large d’un renforcement sans précédent des moyens déployés par les Etats membres de l’Union européenne (UE) pour expulser celles et ceux qu’ils considèrent indésirables.

Parmi les nombreux dispositifs administratifs, législatifs et opérationnels développés, l’Union européenne (UE) s’est dotée, depuis 2005, d’une force opérationnelle au service de sa politique d’expulsion : Frontex (renommée l’agence européenne de garde-côtes et de gardes-frontières depuis 2016). Dotée d’un arsenal quasi militaire, celle-ci joue un rôle toujours plus important dans l’organisation des expulsions depuis l’Europe.

Carte animée produite par Lighthouse report sur l’évolution des expulsions coordonnées par Frontex depuis 2006 mise en perspective avec l’augmentation exponentielle du budget de l’agence.

Réformée à maintes reprises depuis sa création, celle-ci a encore vu ses moyens renforcés depuis l’entrée en vigueur de son nouveau règlement le 4 décembre 2019 qui lui confère un mandat beaucoup plus large en matière d’expulsion. Au-delà d’une augmentation de ses effectifs (qui seront portés à 10 000 agents d’ici 2027 contre 1500 actuellement), l’agence bénéficie désormais de pouvoirs étendus pour identifier les personnes expulsables du territoire européen, obtenir les documents de voyage nécessaires à la mise en œuvre de leurs expulsions ainsi que pour coordonner des opérations d’expulsion conjointes au service des Etats membres.

Avec 54 vols d’expulsion coordonnés par Frontex en 2018, la France est le troisième pays européen à recourir le plus fréquemment à ce bras armé européen.

La Cimade demande l’arrêt immédiat de ces charters de la honte et appelle à continuer les mobilisations que ces opérations d’interpellations et d’expulsions collectives ont déjà suscitées notamment en Bretagne et en Occitanie.

La Cimade appelle aussi à signer deux pétitions pour mettre un terme à cette politique d’une brutalité inadmissible :

Pétition contre l’enfermement des enfants

Lettre ouverte à Castaner pour l’arrêt de cette politique inhumaine


Dumaine Marie Jo

38 r Ariège, 09330 MONTGAILHARD

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