IMPORTANT INFOS

 

1)Délit de solidarité : le guide est là !

ou comment apporter de l'aide face aux situations multiples

http://www.delinquantssolidaires.org/item/delit-de-solidarite-le-guide

 

2)ET AUSSI UNE PETITION POUR PROTESTER CONTRE L EXPULSION DES ENFANTS SCOLARISES/

https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-ministre-de-l-education-nationale-nous-d%C3%A9clarons-notre-%C3%A9cole-zone-d-enfance-prot%C3%A9g%C3%A9e/u/25826796?cs_tk=Ah9a94TNVrapPCUMYF4AAXicyyvNyQEABF8BvBjJNUUhPcFkNqkFFpgjZtc%3D&utm_campaign=c18aac22179a42708296ec9a8a4070b1&utm_content=initial_v0_2_0&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

 Cette initiative a été prise par un collectif de parents et de professeurs à Rennes suite à l'expulsion par charter de familles géorgiennes le 4 octobre dernier. Je vous mets également le lien de leur site: https://www.zoneenfanceprotegee.fr/

3) L’EUROPE EST EN GUERRECONTRE UN ENNEMI QU’ELLE S’INVENTE : FRONTEX EXIT

4)Adhérer à l'association 100 pour un toit pour aider à l'hébergement des déboutés : cliquez ici

 

5)ET TOUJOURS LE GISTI

 

COMPTEUR PETITION ARIEGE 571



Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité ! »


bannie re covid entraide

 

Une initiative à soutenir sans retenue, à s’approprier, à faire circuler

Face à l’ampleur du bouleversement provoqué par la pandémie Covid-19, près de 230 médecins, infirmiers, réanimateurs, paysans, artistes, chercheurs, scientifiques, syndicalistes, éditeurs et autres personnalités appellent à l’entraide et à l’auto-organisation dans cette période de confinement : « Il n’y aura pas de “sortie de crise” sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle »

Depuis une semaine la France est entrée dans une nouvelle réalité vertigineuse. Le Covid-19 n’est plus une « petite grippe », selon nos gouvernants, mais la « pire crise sanitaire depuis un siècle ». Un choc intime qui nous fait trembler pour nos proches et toutes les personnes particulièrement fragiles. Une secousse géopolitique qui fait s’effondrer la mondialisation néolibérale comme un château de cartes. 2019 avait été une année d’incendies ravageurs en Australie, Amazonie et ailleurs, et d’immenses soulèvements populaires. 2020 a d’ores et déjà les traits d’une paralysie totale, une crise systémique majeure.

Cette pandémie achève de rendre irrespirable la vie dans un système politique et économique délirant, néfaste, mais surtout inutile au moment où un immense besoin de soin se fait sentir. Après être resté attentiste pendant un mois et demi, Emmanuel Macron a promis, pour ne pas perdre la face, que « l’État paiera [...] quoi qu’il en coûte ». La « mobilisation générale » est décrétée. « Nous sommes en guerre », paraît-il, contre un « ennemi invisible ».

Face à cette rhétorique militariste, nous affirmons une autre logique. À « l’union nationale » nous préférons l’entraide générale. À la guerre, nous opposons le soin, de nos proches jusqu’aux peuples du monde entier et au vivant. En France, comme dans les autres pays, nous allons tenir ensemble pour faire face à l’épidémie. Nous allons transformer l’isolement imposé en immense élan d’auto-organisation et de solidarité collective.

Avec nos voisin-e-s, nos ami-e-s, nos familles, nos proches, nos collègues ; dans nos immeubles, nos rues, nos quartiers, nos villes et nos villages ; notamment en utilisant les réseaux sociaux, nous allons construire l’entraide à la base. Pour aider les plus fragiles qui ne peuvent pas sortir à obtenir de la nourriture. Pour garder les enfants de celles et ceux qui doivent continuer de travailler. Pour partager des informations vérifiées sur la situation. Pour se donner des nouvelles et se réconforter dans cette situation déchirante. Pour soutenir les plus précaires dans leurs luttes pour vivre. Pour faire face à une crise économique, bancaire et financière qui s’annonce dévastatrice malgré les annonces faussement rassurantes des banques centrales. En restant chez nous pour le moment, mais dans la rue dès que possible.

Face à l’ampleur du bouleversement, même Emmanuel Macron appelle à « innover dans la solidarité ». Mais nous ne sommes pas dupes du fameux « en même temps » : l’entraide que nous construisons n’est pas l’auxiliaire d’un État néolibéral défaillant. Elle ne sera pas le cheval de Troie d’une future « stratégie du choc » à base de télétravail, de « volontariat citoyen » dans des services publics détruits, et de poursuite dans la destruction des acquis sociaux au nom de « l’état d’urgence sanitaire ».

Notre solidarité est celle du peuple, de ceux d’en bas, qui se serrent les coudes pour survivre et pour vivre dignement. Elle n’a rien à voir avec celle des élites mondiales – facilement dépistées, elles -, qui se retranchent dans leurs palais dorés, protégés et désinfectés pendant que les soignant-e-s sont « au front » sans moyens et fabriquent leurs propres masques de protection en prenant tous les risques.

Pendant que les travailleurs-euses et instituteurs-trices gardent leurs enfants, sans consigne officielle pour se protéger, s’exposant à une contamination. Pendant que les plus précaires, les sans logis, sans papiers, sans réseaux sociaux, les intérimaires sans chômages partiels, les « indépendants » contraints au travail en danger ou sans activité, seront encore plus frappé-e-s par la crise. Pendant que les « déjà confiné-e-s », les migrant-e-s enfermé-e-s en centres de rétentions et les prisonnier-e-s voient leur situation encore aggravée.

 

Jamais l’alternative n’a été si claire, le scandale si palpable : nous jouons notre vie pendant qu’eux gèrent l’économie.

 

L’entraide que nous allons construire s’inscrit dans le sillage du soulèvement des peuples partout dans le monde au cours des derniers mois, du Chili au Liban, de l’Algérie au Soudan. Cette vague a répandu sur la planète la nécessité de mettre nos corps en jeu. Le Covid-19 rend indispensable, pour l’heure, leur confinement. Mais révolté-e-s ou confiné-e-s, nous mourrons d’un système qui recherche le profit et l’efficacité et pas le soin, le pouvoir et la compétition et pas l’entraide.

Cette épidémie ravageuse n’est pas une simple réalité biologique. Elle est amplifiée par les politiques néolibérales, la destruction méthodique de l’hôpital et de l’ensemble des services publics. Si ce virus tue autant, c’est aussi parce qu’il n’y a plus assez de soignant-e-s et de lits, pas assez de respirateurs ou parce que l’hôpital tend à devenir une entreprise à flux tendu. Et si nous applaudissons chaque soir à 20h les soignant-e-s, c’est aussi pour contenir notre colère contre les gouvernant-e-s qui savaient que la tempête arrivait depuis deux mois sans rien faire.

Nous appelons donc à renforcer la solidarité et l’auto-organisation pour faire face à la pandémie et la crise systémique, partout où c’est possible, sous toutes les formes imaginables, tout en respectant la nécessité absolue du confinement pour freiner la propagation. Plus particulièrement, nous appelons à rejoindre le réseau de solidarité auto-organisé #COVID- ENTRAIDE FRANCE (https://covid-entraide.fr/) qui se constitue dans des dizaines de lieux depuis une dizaine de jours. Nous invitons à créer des groupes d’entraides locaux en ligne et sur le terrain, de notre hameau à notre village, de notre immeuble à notre ville. Nous appelons à recenser les centaines d’initiatives qui se créent à travers une cartographie collaborative (https://covidentraide.gogocarto.fr).

Ne restons pas sidéré-e-s face à cette situation qui nous bouleverse, nous enrage et nous fait trembler. Lorsque la pandémie sera finie, d’autres crises viendront. Entre temps, il y aura des responsables à aller chercher, des comptes à rendre, des plaies à réparer et un monde à construire. À nous de faire en sorte que l’onde de choc mondiale du Covid-19 soit la « crise » de trop et marque un coup d’arrêt au régime actuel d’exploitation et de destruction des conditions d’existence sur Terre. Il n’y aura pas de « sortie de crise » sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle.

Il y aura un avant et un après. Nous sommes pour l’instant confiné-e-s, mais nous nous organisons. Et, pour sûr, nous reprendrons les rues, les jardins, les outils de travail, les moyens de communication et les assemblées, ensemble.

La stratégie du choc doit s’inverser. Cette fois-ci le choc ne servira pas à affermir le contrôle, le pouvoir central, les inégalités et le néolibéralisme, mais à renforcer l’entraide et l’auto-organisation. À les inscrire dans le marbre.
bannie-re-covid-entraide

INFOS :

Site internet : https://covid-entraide.fr
Inscrivez votre groupe local ici :
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.%20%E2%80%A8" class="spip_mail">mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.%20%E2%80%A8">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.%20%E2%80%A8

LIEN VERS LA PÉTITION : https://covid-entraide.fr/signe-la-petition-pour-lentraide/

Signature pour les associations et organisations : merci d’envoyer votre signature à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.(en précisant l’organisation dans l’objet du mail)


Communiqué des organisations de la Marche des Solidarités


https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/180320/marche-du-21-mars-communique-de-la-marche-des-solidarites

 

Pour stopper le coronavirus il faut lutter contre le racisme

Dans le contexte créé par l’épidémie du coronavirus et les interdictions de manifestations annoncées par Emmanuel Macron, la Marche des Solidarités du 21 mars est reportée à une date ultérieure.

Ce n’est pas sans colère que nous prenons cette décision tant le traitement de la crise sanitaire par le pouvoir ne fait que renforcer l’urgence de lutter pour les revendications portées par la Marche des Solidarités.

Car là où l’urgence sanitaire imposerait la fermeture des centres de rétention, la régularisation des sans-papiers et donc l’accès aux soins gratuits pour toutes et tous, le rétablissement des lieux d’organisation de la solidarité collective dans les foyers, l’hébergement décent de tous ceux et celles qui sont à la rue, Emmanuel Macron et le gouvernement renforcent au contraire toute leur offensive raciste et sécuritaire.

Après avoir accéléré la casse du système public de santé, dans la lignée de ses prédécesseurs, Macron a semblé découvrir il y a quelques jours que la solidarité a un sens.

On parle de solidarité mais, aux frontières de l’Europe, on repousse les migrants à la mer, quand on ne les tue pas directement, en Grèce, sans se soucier de leur état de santé.

On parle de solidarité et de mesures barrières, notamment de « distanciation sociale ». Mais dans les CRA, on entasse les migrants les uns sur les autres, dans des conditions sanitaires et d’hygiène déplorables. Il faut fermer les CRA (Centre de Rétention Administrative), libérer les détenuEs et leur proposer un hébergement décent.

On parle de solidarité, mais combien de jeunes mineurs, de femmes, de bébés, d’enfants sont dans la rue, ou dans des camps de fortune que l’on détruit quotidiennement, victimes des expulsions et de la chasse aux migrantEs, exposéEs sans prévention ni protection au virus. Personne ne doit rester à la rue.

On parle de solidarité mais quid des travailleurs sans papiers payés au lance pierre sans aucune garantie du maintien de leur salaire de misère.

On parle de solidarité, mais combien de familles immigrées sont entassées dans des logements trop petits, parfois insalubres, avec des conséquences qui seront dramatiques en cas de confinement, et pour les enfants pour qui l’école via internet sera tout simplement irréalisable. 

Le coronavirus ne connait ni les frontières ni les différences d’origine ou de religion.

Pour stopper le coronavirus comme pour stopper la dérive raciste et sécuritaire du pouvoir nous n’attendrons pas des centaines de nouveaux mortEs ou la fin de la phase exponentielle. Nous reportons la Marche des Solidarités du 21 mars mais pas la lutte, plus urgente et actuelle que jamais, pour la liberté de circulation et d’installation, la fermeture des centres de rétention ou l’arrêt des contrôles au faciès et des violences policières.

Nous nous réjouissions de la mobilisation pour le 21 mars. Aux cortèges prévus de collectifs de sans-papiers, de comités de familles victimes des violences policières et des collectifs de lutte contre l’islamophobie, à la centaine de collectifs, associations et organisations signataires s’étaient ajouté un cortège commun d’associations turques et d’un collectif de Grecs de Paris et un cortège de la coordination de lutte dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

Cette dynamique doit nous permettre dans les prochains jours de trouver tous les moyens de développer la solidarité et la lutte.

Paris, le 18 mars 2020

 

stop-coronavirus-marche-des-solidarites-01

 

stop-coronavirus-marche-des-solidarites-02

stop-coronavirus-marche-des-solidarites-03

 

stop-coronavirus-marche-des-solidarites-04

 

stop-coronavirus-marche-des-solidarites-05


Appel de La Cimade aux municipalités


 
20 février 2020

Concernant l’accueil des personnes migrantes sur leur territoire, les villes sont en capacité d’agir. La Cimade appelle les municipalités à se mobiliser solidairement pour créer les conditions d’un accueil digne des personnes migrantes, favoriser l’inclusion, la citoyenneté et la cohésion sociale.

 

En France, la mise en œuvre de la politique d’immigration et d’asile est une prérogative étatique.

Mais dans les faits, les municipalités se retrouvent en première ligne concernant l’accueil des personnes migrantes qui vivent sur leur territoire.

D’une part, parce qu’elles portent des politiques publiques en matière d’accès aux droits, à l’information et au service public, au logement, à l’emploi, à la scolarisation, … qui concernent l’ensemble des habitant·e·s, dont les personnes migrantes.

D’autre part, parce qu’elles se trouvent en situation de devoir pallier les insuffisances de l’État. Le manque de moyens, d’anticipation, de volonté politique mais aussi la logique sécuritaire et la remise en cause de la solidarité entraînent des conséquences désastreuses. En matière d’hébergement par exemple, l’État fait le choix politique de ne pas assurer sa mission régalienne de mise à l’abri des plus précaires dans une logique de dissuasion des personnes exilées, quitte à les mettre en danger. De plus en plus de villes sont donc obligées de répondre à l’urgence humanitaire en proposant une prise en charge des personnes migrantes à la rue.

Enfin, parce qu’elles sont garantes de la cohésion sociale dans leur territoire. Elles sont des actrices essentielles dans la lutte contre les replis identitaires et la construction collective d’un bien vivre ensemble.

Leur action est certes soumise à des contraintes (partage des compétences avec l’État et les départements, financements restreints, opposition d’une partie des habitants…) mais elle peut être innovante grâce à leur très bonne connaissance du territoire et des ressources mobilisables ainsi qu’à leurs capacités d’adaptation.

Les nombreux exemples de politiques locales inclusives et la mise en réseau, à travers plusieurs initiatives [1], d’acteurs qui vivent des réalités sociales différentes mais qui partagent des valeurs communes sont porteurs.

Les villes sont en capacité d’agir :

  • en rappelant à l’État ses responsabilités, à partir de leur connaissance des réalités de terrain et des défaillances du système d’accueil ;
  • en apportant des réponses opérationnelles quant à l’accueil effectif des personnes exilées pour assurer le respect de leur dignité et des droits fondamentaux, notamment le logement ;
  • en incarnant et en assumant une politique d’hospitalité grâce à des mesures et des messages positifs sur l’immigration ;
  • en veillant à favoriser la rencontre et les échanges interculturels pour apaiser la méfiance et créer du lien social.

La Cimade appelle les municipalités à se mobiliser solidairement pour créer les conditions d’un accueil digne des personnes migrantes, favoriser l’inclusion, la citoyenneté et la cohésion sociale.

[1] L’ANVITA, le réseau européen des villes solidaires, le projet Snapshots from the borders, le réseau des villes sanctuaires


Dumaine Marie Jo

38 r Ariège, 09330 MONTGAILHARD

Connexion

Manifestations

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28

Ecouter ou non Citoyens du monde

  • Site modifié le jeudi 19 mars 2020 à 09:14:59

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris