« Solidarité avec les migrants »


Toulouse Syrie Solidarité partenaire de l’événement 

« Solidarité avec les migrants »

organisé à l’initiative de l’Association Partage-Faourette
vous invite
samedi 2 décembre de 18h00 à 22h30 

18h00 - cabaret pour Réfugiés Poétiques

20h15 - spectacle "L'Autre Rive"
imaginé par la chorale de Narbonne, Le chiffon rouge

Maison de Quartier de Bagatelle

11 impasse du Bachaga Boualam Toulouse - Métro ligne A – Station Bagatelle 

Entrée libre - Collecte de produits d'hygiène et de matériel scolaire au profit des réfugiés sur le sol grec

Ci-joint le détail du programme du 16 novembre au 4 décembre

 

Accueil de l autrejpeg


POUR que sur Terre, plus aucun humain ne soit illégal !


Capture

 

En trois ans, près de 10 000 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée. Pourtant, leurs vies auraient pu être épargnées. Face à l’horreur de cette situation, nous ne sommes pas condamnés à rester passifs. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a les moyens d’agir en commençant par ratifier la convention des Nations Unies de 1990 sur les droits des travailleurs migrants et de leur famille qui garantit leur protection dans le cadre de la liberté de circulation.

 

Signer la petition


Réfugié-e-s. Rome multiplie les blocages à l’action des ONG en Méditerranée


arton8947 7182f

Dernier coup de force des autorités italiennes à l'encontre des ONGs venant en aide aux migrants en difficulté en Méditerranée : la mise sous séquestre du Luventa, le navire de l'ONG allemande Jugend Retter et son blocage à Lampedusa. Confrontée à une montée d'un climat anti-migrants entretenu par le gouvernement et la droite populiste, l'Italie cherche par tous les moyens à restreindre l'action des ONGs et l'accueil des migrants sur son sol.

Crédit photo : Spiegel Online

Yano Lesage

Contrôler les ONGs et restreindre les sauvetages

Pour les autorités italiennes comme pour les autorités françaises, il n’est pas bon d’avoir des velléités humanitaires envers les migrants. C’est, en somme, le message que le gouvernement italien a souhaité envoyer par la décision du procureur de Trapani (Sicile) de mettre sous séquestre le navire Luventa de l’organisation non gouvernementale allemande Jugend Retter, qui porte secours aux réfugiés cherchant à traverser la Méditerranée au péril de leur vie.

Du côté des ONGs, et mêmes si les autorités italiennes s’en défendent, cette décision s’expliquerait par la non ratification du « code de bonne conduite », édicté par le ministère de l’Intérieur italien et entré en vigueur le 1er aout dernier. Une manière de taper du poing sur la table à un moment où le gouvernement italien souhaite par-dessus tout restreindre les entrées de réfugiés sur son sol.

Ce « code de bon conduite », seules trois ONGs l’ont pour l’instant ratifié. Et pour cause, il prévoit entre autres, l’obligation à la géolocalisation des navires des ONGs – afin de limiter leur rapprochement des côtes libyennes-, la présence de forces militaires italiennes à leur bord, l’interdiction des transbordements. Des mesures destinées à réduire au minimum les interventions des ONGs, à les contrôler et surtout à limiter leurs capacités à procéder à des sauvetages au plus tôt, soit avant que les drames ne surviennent.

 

Climat anti-migrant et propagande anti-ONGs

Pour les autorités italiennes, cette mesure serait justifiée par une soi-disant collaboration de l’ONG en question avec les passeurs libyens. Depuis le mois de mai dernier plusieurs ONGs sont dans le viseur des autorités dont Médecins Sans Frontières et Save The Children. Ambrogio Cartosio, procureur de Trapani et surtout le procureur de Catane (Sicile), Carmelo Zuccero, soutenu par le ministre des Affaires étrangères Angelino Alfano qui s’est dit « 100% d’accord » avec le procureur, ont porté publiquement ces accusations et ont engagé une enquête, sans qu’aucune preuve n’aient été établies pour l’instant. A l’instar des associations françaises de Calais dont les autorités cherchent à délégitimer l’activité de soutien aux réfugiés en dénonçant leur caractère « politique », en Italie on souhaite faire passer les ONGs comme des « complices » de « trafic d’êtres humains ». Ces accusations, bien entendu, n’ont d’autre but que de limiter l’action de secours des ONGs en les coupant du soutien de l’opinion publique.

 

Mais il faut également comprendre l’accélération de la réaction anti-migrant des autorités italiennes des derniers mois au regard de sa situation avec ses voisins, notamment européens. L’Italie, qui continue à être le seul pays à ouvrir ses ports aux navires des ONGs, a été largement déçue par ses partenaires, et en particulier par la France. Le 3 juillet dernier une rencontre avait lieu entre les ministres de l’Intérieur français, italien et allemand au cours de laquelle les promesses attendues d’ouverture des ports français et espagnols n’ont pas été annoncées. En effet, en matière de politique migratoire, Emmanuel Macron a décidé de maintenir le cap fixé par l’ancien premier ministre de Hollande, Manuel Valls : sous couvert d’un discours pseudo-humanitaire qui prétend en finir avec les réfugiés qui se retrouvent sans abri, Macron souhaite accélérer les expulsions et instaurer des hotspots en Libye dès cet été pour contenir les flux de migrants. A aucun moment, il n’a été question de l’ouverture du port de Marseille, une option que l’Italie aurait souhaité, et qui aurait permis d’augmenter les capacités d’accueil des réfugiés traversant la Méditerranée. Sur fond de tensions franco-italiennes alimentées par la position unilatérale de la France en Libye, à la nationalisation des chantiers STX de Saint Nazaire, Rome ne souhaite pas être le dindon de la farce d’une politique d’Europe forteresse et fait dans la surenchère.

En attendant, ce sont encore 2300 migrants qui sont morts cette année dans la Méditerranée. Des drames quotidiens, à l’instar de celui qui a fait le tour des réseaux sociaux, fin juillet, qui laissent dans l’indifférence les dirigeants européens, pourtant complices des situations de guerre et de misère sur le continent voisin, que ces millions d’hommes, d’enfants et de femmes cherchent à fuir.


« Le visage de la honte ». Un clip sublime qui exhorte à l’accueil des réfugiés


Un « cri chantant », un appel à prendre conscience sur la situation dramatique des migrants, tel est le clip sublime que nous invite à découvrir la chanteuse Laura Clauzel. « The face of shame », mot pour mot « Le visage de la honte », a été tourné dans la « Jungle de Calais » avant son démantèlement en octobre 2016.

La chanson est sobre, elle va droit au but. Les images en noir et blanc accompagnent admirablement la voix de Laura Clauzel, posée sur une mélodie saisissante jouée au piano. L’instant de quelques minutes, on est face au quotidien de ceux que l’on refoule aux frontières tels des malfrats, face aux frontières interminables de barbelés, à la mer, à la fois terrifiante et source d’espoir, d’un espoir si fragile…

 

« La politique de non-accueil des réfugiés en France m’ulcère », nous confie l’artiste. Et il y a de quoi, avec une actualité ponctuée par les morts quotidiennes de migrants en Méditerrannée, tandis que ceux qui parviennent jusqu’à Calais se font gazer au lacrymogène par les CRS pendant leur sommeil, pendant que Macron deale avec la Lybie pour y créer des camps de migrants, loin des regards français. « The face of shame » est la continuité de la pièce de théâtre « To be or not » créée avec des migrants de Calais et la compagnie de la porte aux Trèfle. En installant une proximité entre la caméra et les protagonistes, le clip parvient à nous faire passer de l’autre côté de l’écran. D’observateurs lointains on se sent soudain responsable, responsable de ne plus fermer les yeux, responsable de ne pas en rester à l’incompréhension et d’agir, agir en dénonçant, en refusant la banalisation de tant de misère qui n’a de sens que pour ceux qui la créent.
Nous relayons ci-dessous les mots de Laura Clauzel en accompagnement de sa chanson.

« The face of shame »

Parce que la « jungle de Calais », les campements et l’hérésie, n’étaient pas leur boîte à rêves,
Parce qu’ils sont les nouveaux damnés de la terre,
Parce que, en fuyant misère, famine et guerre,
ils ne pouvaient un seul instant, s’imaginer errant dans la poussière et les immondices, aux portes même des villes et des pays occidentaux.

J’ai décidé de pousser un cri chantant !

« The face of shame »

Parce que les vents bavards du babillage des faiseurs de parias, « toute la misère du monde etc… » s’insinuent dans les esprits faibles
Parce que fusent çà et là de tristes harangues

Parce que les murs s’érigent toujours plus hauts
et que la mer engloutit dans ses profondeurs toujours plus d’hommes, de femmes et d’enfants ...

J’ai décidé de pousser un cri chantant !

« The face of shame »

... c’est le cri chanté qui refuse tout lamento mais qui se présente comme une convocation à l’urgence de rester humains et fraternels.

"The face of shame", c’est littéralement le visage de la honte...

Ce travail a été réalisé avec Mathieu Mullier-Griffiths de Kafard Films.
Il est la continuité de la pièce « To be or not » montée par Grégory Barco, Bertrand Degrémont et moi-même en août dernier, en immersion et avec des réfugiés de la « jungle de Calais ».

Une coproduction Cantrix Prod et Kafard Films.

Je dédie « The face of shame », aux acteurs du film, à Tariq, Monteisir, Mohammed, Yasser, Mohammed et Saleh
# Laura Clauzel


Dumaine Marie Jo

38 r Ariège, 09330 MONTGAILHARD

Connexion

Manifestations

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28

Ecouter ou non Citoyens du monde

  • Site modifié le mercredi 03 octobre 2018 à 15:35:32

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris