SOS Méditerranée


Retrouvez l'intervention de Jean Karinthi, administrateur de SOS MEDITERRANEE et invité de la matinale de LCI ce matin. Merci pour cette excellente interview ! #TogetherForRescue

Posté par SOS MEDITERRANEE France sur mardi 23 février 2016

Regardez “Pour Mohammed”, un film tourné dans la jungle de Calais par Pascal Ferran et Roy Arida


Mohammed est syrien, il a 23 ans. Il espère, un jour, pouvoir terminer ses études d'ingénieur en Grande-Bretagne. Mais pour l'instant, Mohammed est coincé à Calais. Pascale Ferran et Roy Arida (cinéastes et signataires de l’Appel de Calais) s'y sont rendus le 5 et 6 décembre dernier. Ils ont rencontré plusieurs réfugiés syriens, iraniens et égyptiens. L’une de ces rencontres a donné lieu à un petit film, que nous vous proposons.
 

Mohammed est un jeune homme de 23 ans, originaire d’Alep en Syrie. Jusqu’à il y a quelques mois, il faisait des études d’ingénieur en génie civil à l’université d’Alep. Profondément attaché à son pays, il a attendu le plus longtemps possible avant de fuir vers la Turquie avec toute sa famille. Ils ne se sont décidés à partir que lorsque leur maison a été intégralement détruite sous le feu de la guerre qui oppose Daech, le régime de Bachar el-Assad et l’Armé syrienne libre. Il est le seul de sa famille à être allé jusqu’à Calais afin de concrétiser son rêve : rejoindre la Grande-Bretagne pour poursuivre ses études d’ingénieur, idéalement à Cambridge. 

Rencontrer Mohammed, c’est voir avec une netteté presque aveuglante à quel point notre monde ne tourne pas rond. 
Comment est-ce possible que l’Europe ait mis en œuvre la libre circulation des marchandises et bafoue celle des êtres humains ? Comment est-ce possible que le gouvernement anglais soit à ce point-là sourd aux destins individuels des exilés qui cherchent à rejoindre la Grande-Bretagne ? Comment est-ce possible que le gouvernement français refuse d’améliorer la vie quotidienne de tous les migrants qui se retrouvent encalminés à Calais dans le plus grand bidonville d’Europe ?

Ces derniers mois, vingt-deux réfugiés sont morts en tentant de passer la frontière entre Calais et l’Angleterre. Tous ceux que nous avons rencontré là-bas pourraient être l’un d’eux.

 

 


La réalité de la jungle de Calais


15/10/2015 — Le témoignage de Baby, Ethiopienne, leader du mouvement des habitantes de la Jungle.

Baby, 29 ans, avocate et combattante des droits des femmes, s'efforce de rassembler et d'organiser la lutte politique à l'intérieur du bidonville. Tous les jours, toutes et tous essaient de franchir la frontière. Malgré les forces de l'ordre, les blessé-e-s, les mort-e-s "des soeurs et frères qui meurent chaque jour", ils, elles s'acharnent. Passer la frontière et lutter. Impression de tracts, rassemblements, manifestations... autant d'actions que les habitant-e-s de la jungle tentent de filmer, photographier et collecter pour sensibiliser la presse européenne. "Puisque les journalistes ne viennent plus à notre rencontre, ou en sont empêché-e-s par la police, nous avons pris l'habitude de témoigner de la dureté de notre existence à l'intérieur de la jungle, ainsi que des violences policières que nous subissons." Dénoncer les discours officiels qui déculpabilisent les acteurs du drame de Calais et pointer du doigt les mécaniques meurtrières de la police française qui pourchasse sans relâche les habitant-e-s de la jungle. Celles qui les poussent à se mettre en danger pour tenter d'échapper aux politiques d'expulsions françaises.

 


Vidéos et livres


Médecins sans frontières

Pierre-Pascal Vandini, médecin est de retour de Calais, où il coordonnait le projet MSF. 
Ses premiers constats sur la Jungle de Calais.


Dans la jungle de Calaispar msf

 

Des musiciens syriens filment leur exil : « ils essayaient de nous couler »

Médecins, artisans, chanteurs, ouvriers, étudiants, musiciens, autant d’histoires de vie détruites, abandonnées sur le bord de la route par ces Syriens fuyant les bombes, la violence et l’extrémisme. Parmi eux, un groupe de jeunes « metalleux » contraint à fuir carrières, instruments et projets alors que leur ville était rasée par les bombes. Devenus réfugiés malgré eux, ils ont tout vu, ils ont tout filmé, ils témoignent de la réalité, loin des préjugés et des clichés politisés.

Étrangers, envahisseurs, nuisibles, lâches, jusqu’à terroristes, autant de mots fourre-tout furent utilisés à tords et à travers ces dernières semaines pour définir les réfugiés syriens fuyant la guerre et la terreur. Des mots qui, le plus souvent par volonté politique, réduisent des individus complexes à une masse grouillante anonyme forcément coupable de tous les maux. Loin des clichés gorgés de haine, on découvre de simples humains face à une situation qu’aucun ne souhaiterait vivre un jour.

Monzer et Lin, jeunes fans de musique metal, font partie de ces « Syriens moyens » qui vont se retrouver soudainement entre les feux des tirs. Sur leur territoire, divers factions en guerre s’affrontent : les forces armées gouvernementales, les rebelles (eux-mêmes divisés) et la formation Daesh laissant derrière eux un paysage en désolation. Avec son smartphone, Monzer va filmer le début des conflits, puis la destruction de sa ville sous les bombes et enfin leur fuite vers une des issues possibles : l’Europe. Ces jeunes, désormais en sécurité, ont livré leur témoignage à un journal Suisse.

Pluie de bombes, traversée en embarcation précaire, tentative des forces côtières de faire couler les bateaux de migrants, enfermement dans des camps sans eau ni toilettes, les images parlent d’elles-mêmes et se passent de commentaire. Elles témoignent d’une réalité bien simple : les réfugiés syriens sont des citoyens comme tout le monde et bien mal avisé serait celui qui peut prétendre les juger savoir avoir vécu leur exode. Voici le court reportage « Metal syrien en exil » : dans les yeux d’un réfugié syrien.

Manifestation réussie à Paris en solidarité avec les migrant-e-s dimanche

 

 

Immigrations : Un livre renversant !

 

Se mettre à la place de l’ « autre », réaliser comment le monde est organisé, connaître les inégalités, les injustices, les souffrances, cela est possible avec des témoignages, de longues études scientifiques, des reportages et bien d’autres choses. Mais, pour moi, c’est un roman qui m’a fait le mieux comprendre la douleur de l’émigration, de l’obligation de quitter son pays, des méfaits de la pauvreté et des inégalités entre les nations.

Ce roman c’est « Aux Etats-Unis d’Afrique » dont l’auteur, Abdourahman A. Waberi originaire de Djibouti, nous secoue, nous, les habitantEs du Nord riche et dominant en renversant les situations. Vous avez beau être prévenuEs, informéEs, ce changement vous déroute totalement.
Je n’en dirai pas plus car , il faut lire pour ressentir et si le pire des racistes, anti-immigréEs n’est pas étonné, retourné par cette lecture c’est qu’il (elle) n’est plus tout à fait humainE.
Ce livre m’ a été offert en 2006 par une élève et sa mère, Charlotte et Guislaine. Merci encore, à elles. Faîtes-vous ce cadeau pour mieux comprendre les migrantEs, le monde d’aujourd’hui et rejeter la haine et les égoïsmes.

JCS.

« Aux Etats-Unis d’Afrique » d’Abdourahman A. Waberi. Editions JC Lattès.

 

Au cinéma

Hope de Boris Lojkine
Dans Hope, son premier film de fiction, le documentariste Boris Lojkine retrace l’itinéraire d’une Nigériane et d’un Camerounais en route pour l’Europe. Une histoire d’amour singulière avec pour toile de fond les « ghettos », ces camps clandestins par lesquels transitent les migrants.


Le 13 décembre 2014, Endurance Newton foulait le tapis rouge du Colisée, à Marrakech, comme l’avaient fait, quelques jours avant elle, Clotilde Hesme et Isabelle Huppert. Depuis, les actrices françaises ont regagné Paris. La Nigériane, qui tient le rôle-titre de Hope, présenté au Festival international du film de Marrakech, est, elle, retournée dans son bidonville de Casablanca. C’est là qu’elle vit depuis trois ans, -avec son jeune enfant né peu après le fin du film-,coincée à mi-parcours entre le delta du Niger, où elle a grandi, et l’Europe où elle voulait aller.
Dans le film de Boris Lojkine, premier long-métrage de fiction de ce documentariste français, présenté en mai 2014 à Cannes dans le cadre de la Semaine de la critique, on rencontre Hope, seule, en plein Sahara, près de Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie. Elle vient du Nigeria et veut gagner l’Europe, son chemin croise celui de Léonard, un Camerounais, qu’incarne Justin Wang. Les deux jeunes gens s’attachent l’un à l’autre, comme des naufragés qui décideraient de flotter ensemble. Ils progressent lentement vers le nord du Maroc, de « ghetto » en « ghetto ».
Il faut prendre ce terme dans son acception africaine : il s’agit de lieux exigus – immeubles abandonnés, friches industrielles – où se regroupent des personnes hors la loi. Au Maroc, en Algérie, les ghettos regroupent par nationalité les migrants d’Afrique subsaharienne qui se soumettent à la loi des chairmen (présidents), qui prélèvent l’impôt, organisent les passages clandestins, prostituent les femmes, mettent les hommes au travail.

Au moment du Festival de Cannes, Endurance Newton et Justin Wang n’ont pu venir à Cannes. Avec son cachet, le jeune Camerounais avait regagné son pays dans l’intention de se faire établir un vrai passeport. Aujourd’hui, il veut exporter des bananes plantain vers le Maroc, il est bien placé pour savoir que le marché existe, même si les clients n’ont que peu de ressources. Endurance, elle, a envoyé de l’argent à sa famille, au Nigeria. Son enfant a aujourd’hui 2 ans, et elle espère toujours l’amener un jour en Europe.
Thomas Sotinel
Journaliste au Monde

 

Mediterranea, écrit et réalisé par Jonas Carpignano, Italie, 2015 avec Koudous Silhon, Alassane Sy, Pio Amato… (acteurs amateurs) “Chaque jour des migrants tentent de traverser la Méditerranée pour gagner l’Italie. Chaque jour beaucoup en meurent. Le risque est connu de tous, et si tant d’hommes, de femmes et d’enfants tentent « leur chance », c’est qu’il est impossible de rester dans leur pays. Chaque jour les médias nous informent (…) nous ne faisons souvent pas grand-chose. Nous nous blindons (…)

Ce n’est pas aux raison du départ que Carpignano s’intéresse (…), il se concentre sur ce qui arrive à ceux qui sont passés(…).” Utopia, Toulouse

 


 

Un cri d’espoir de la Compagnie Jolie Môme afin de remettre les choses à leur place : « Ils arriveront quand même ». Un cri du cœur qui évoque les réalités des migrants, dans leur pays d’origine, sur leur route vers l’Europe et dans le pays d’arrivée. Des réalités dures mais un seul constat : quoi qu’il advienne, quoi qu’il en coûte, ils arriveront quand même.

 

"Laissez-moi vivre !" : l'appel d'un réfugié afghan interrogé par Yann Arthus-Bertrand


Film inédit en France, « Io sto con la sposa » (« Je suis avec la mariée »), un film italo-palestinien signé Antonio Augugliaro, Gabriele Del Grande, Khaled Soliman Al Nassiry, qui a obtenu cette année le Grand Prix de Genève

 



Dumaine Marie Jo

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