Massat : Pierre Kilongo toujours en sursis


https://www.ladepeche.fr/2019/11/20/massat-pierre-kilongo-toujours-en-sursis,8553001.php

 

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Malgré l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français par le tribunal administratif de Toulouse, le Massatois Pierre Kilongo est toujours en sursis. La préfecture de l'Ariège ayant saisi la cour administrative de Bordeaux.
 

Il ne fait plus l’objet d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) depuis que le tribunal de Toulouse a annulé cette mesure administrative de la préfecture de l’Ariège (lire notre édition du 7 octobre dernier). C’est un moindre mal.

Malheureusement pour Pierre Kilongo et ses nombreux soutiens, la suite à laquelle ils aspiraient est loin d’être un long fleuve tranquille. D’autant moins tranquille que la préfecture, qui n’a pas goûté ce revers judiciaire, a fait appel de la décision devant la cour administrative d’appel de Bordeaux. « La seule certitude aujourd’hui est que, fort de la décision du tribunal administratif, Pierre Kilongo n’est pas expulsable. On ne lui demande pas non plus de pointer à la gendarmerie tous les mardis. En revanche, cette situation nous oblige à reconstituer un dossier avant le 27 décembre», explique Denis, l’un des membres massatois du collectif de soutien.

Il ajoute: « Nous étions persuadés que la préfecture ne ferait pas appel. ça nous a mis un coup au moral mais on n’est pas abattu. » Quoi qu’il en soit, si la préfecture n’entend pas abdiquer sur le cas de Pierre Kilongo en remettant son ouvrage sur le métier, le collectif, ni abattu, ni résigné s’est dès l’annonce de l’appel retroussé les manches. « On ne va pas lâcher maintenant, poursuit Denis. Même si c’est difficile et que rien ne lui est facilité. »

Un CDI mais pas de titre de séjour exceptionnel

Sans revenu, Pierre Kilongo, grâce au collectif, travaille dans une boutique bio les 7 Vallées à raison de 10 heures par semaine pour un salaire de 500 euros par mois. «Pierre Kilongo ne bénéficie d’aucune aide pour le moment. Il a juste le revenu de son travail pour deux mois aux 7 Vallées. Comme nous nous étions engagés à aider les 7 Vallées pour qu’il soit conservé 4 mois de plus, nous avons lancé un appel aux dons auprès de la liste de soutiens. », conclut Denis. Mais le plus rageant dans l’histoire, c’est que Pierre Kilongo a trouvé un travail en CDI. Une promesse d’embauche, en bonne et due forme, qui lui assurerait une autonomie sur le plan financier mais qu’il ne peut honorer faute d’être en possession d’un titre de séjour exceptionnel.

« Cette situation finit par vous miner. Elle pèse également sur le moral de Pierre Kilongo même s’il est confiant. Nous avons fait trois allers-retours à la préfecture pour déposer le dossier sans pouvoir le faire. Nous ne désespérons pas et nous y retournerons mardi prochain. C’est autant d’argent perdu qui aurait pu servir à autre chose de plus important », conclut Denis. qui rappelle au passage que le comité de soutien ne doit en aucun cas désarmer, d’autant plus que « le gouvernement français prépare de nouvelles lois sur l’immigration encore plus restrictives au niveau des droits des étrangers ».
Sa. BA.

Une assemblée festive le 1er décembre

Le comité de soutien à Pierre Kilongo organise une assemblée festive le dimanche 1er décembre après-midi dans la salle des fêtes de Massat.
Au programme :
- assemblée-débat,
- projections de trois petits films sur l’historique de la mobilisation,
- apéros et auberge internationale,
- soirée cabaret.
Pour participer à l’organisation, contacter Albert Duroux au 0 674 730 544 (mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Les aides seront bienvenues).

 
Salah Baguigui
 
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programme

Lavelanet. Ils se battent pour Osman


https://www.ladepeche.fr/2019/11/13/ils-se-battent-pour-osman,8538030.php

 

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Hier matin, la mobilisation était forte en soutien à Osman Keïta, un jeune Malien sous le coup d'une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Depuis un mois, devant la gendarmerie de Lavelanet, tous les mardis qui veulent qu'Osman vienne pour contrôle, elles sont des dizaines de personnes rassemblées dans le sillage d'un collectif bien décidé à défendre le droit d'asile. Après la manifestation du 8 novembre devant la préfecture, en soutien à une famille albanaise, celle géorgienne de Mariami et Osman, des promesses de rendez-vous ont été formulées alors que les personnes concernées par les OQTF n'auraient rien à craindre pour deux semaines… Pour le collectif, promesse ne signifie surtout pas démobilisation. Dans le cas de Osman, la date butoir pour l'OQTF avait été fixée au 15 novembre, alors que des faits nouveaux sont apparus pour lui. Il vient en effet d'obtenir une promesse d'apprentissage par un maçon local. Si la situation n'a pas bougé, mardi prochain, tous se retrouveront à nouveau devant la gendarmerie, pour soutenir le jeune Malien.

 
LaDepeche.fr

Dumaine Marie Jo

38 r Ariège, 09330 MONTGAILHARD

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