Syrie : Médecins du Monde dénonce l’escalade de la violence à Alep


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Les récents bombardements dans la zone d’Alep ont tué plus de 50 civils cette semaine.
Les raids menés par le régime ont également visé le centre de santé Al Marja  dans lequel intervient un des partenaires de MdM sur place, l’UOSSM (Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux).

Le bâtiment a été complètement détruit. A l’heure où nous écrivons, un bilan est actuellement en cours.

Dans la ville d’Alep, Médecins du Monde et ses partenaires approvisionnent 4 hôpitaux en matériel médical et soutiennent 6 structures de santé.

« Les raids sont de nouveau quotidiens, la trêve semble prendre fin. Les écoles, les hôpitaux et les ambulances sont toujours ciblés, en totale violation du droit international. L’accès aux services de santé  est considérablement aggravé : il est de plus en plus difficile de faire notre travail et d’avoir accès aux patients dans un contexte où la population est privée de toute assistance » explique le Docteur Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde.

Médecins du Monde refuse que la population soit privée d’accès aux soins et demande la protection du personnel soignant et des blessés.

La guerre en Syrie entre dans sa sixième année, a fait plus de 270.000 morts et entrainé le déplacement de plus de la moitié de sa population.

http://www.medecinsdumonde.org/actualites/presse/2016/04/29/syrie-medecins-du-monde-denonce-lescalade-de-la-violence-alep#sthash.mNnTtWHK.dpuf


Des députés français sous le choc après une visite dans les camps de migrants en Grèce


Lesbos, prison à ciel ouvert pour réfugiés

LE MONDE | • Mis à jour le

Le chef de l’Eglise catholique en terre orthodoxe : un moment historique très attendu à Lesbos, où la situation reste tendue depuis la mise en application de l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie le 18 mars. Dans le hotspot de Moria ou au camp Kara Tepe, les migrants attendent. Soit un renvoi vers la Turquie, soit la possibilité de demander l’asile en Grèce, en fonction de leur nationalité.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/photo/portfolio/2016/04/07/a-lesbos-apres-les-premiers-renvois-de-migrants-vers-la-turquie_4898210_4789037.html#phebO189wgMwdOOS.99
 

« Nous sommes à l’aube d’une catastrophe humanitaire. Il y aura des morts avant la fin de l’été », prévient Christian Assaf, de retour de trois jours dans les camps Grecs. Président et rapporteur de la mission parlementaire sur les flux migratoires en Europe, le député PS de l’Hérault s’est rendu à Idomeni, Nea Kavala et Diavata, dans le nord du pays, avant de visiter les campements d’Athènes entre le 18 et le 20 avril.

Avec le député socialiste des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Germain, qui travaille sur le sujet pour la Commission des affaires étrangères, et quatre députés de sa mission, M. Assaf a pu constater les conditions sanitaires dramatiques dans lesquelles survivent les réfugiés bloqués en Grèce, et l’impossibilité de sortir de cette situation si le gouvernement d’Alexis Tsipras est laissé seul en première ligne, avec ses moyens limités.

« Les camps que nous avons vus au nord du pays comptent 40 % d’enfants, dont beaucoup sont très jeunes. Un médecin de la Croix-Rouge, visiblement inquiet, nous a déjà alertés sur des cas de malaria et de dysenterie. La situation sanitaire est critique, la qualité de l’eau inquiétante » rappelle M. Assaf, qui craint la montée prochaine des températures. D’autant que tous ces réfugiés ne sont là « que » depuis trois semaines et risquent d’y rester longtemps si l’Europe ne trouve pas le moyen d’aider massivement la Grèce à traiter les demandes d’asile.

« Aujourd’hui, tout passe par les services Grecs. Or, ils sont dépassés. Avant personne ne demandait l’asile là, aujourd’hui tous les migrants déposent une demande, même s’ils souhaitent être relocalisés ailleurs en Europe, c’est la procédure. Or, on ne peut être enregistré qu’à Athènes ou Thessalonique et dans ce dernier lieu, c’est 25 dossiers par jour au maximum quand plus de 50 000 personnes sont bloquées dans le pays », s’inquiète Jean-Marc Germain.

Toute la journée, les migrants tentent donc en vain de se connecter sur Skype pour décrocher un rendez-vous. « Il faut que l’Europe débloque une somme d’argent qui permette à la Grèce d’augmenter très vite le traitement des demandes d’asile », reprend Christian Assaf. A l’heure actuelle, ce blocage à l’enregistrement par les Grecs empêche même le travail de relocalisation. Ainsi, les agents de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui sont en mission là-bas pour ramener quelques-uns des 30 000 migrants que la France s’est engagée à recevoir avant fin 2017, sont eux aussi tributaires du goulet d’étranglement.

 

« L’Europe ne peut pas les abandonner comme ça »

 

Pour compléter cette visite de terrain, Jean-Marc Germain s’est rendu dans le hotspot de Chios, une des îles les plus proches de la Turquie, afin d’observer les effets de l’accord cosigné par l’UE et le pays d’Erdogan qui autorise le renvoi des demandeurs d’asile arrivés en Europe après le 20 mars.

« J’ai pu visiter le hotspot qui avait été organisé dans la précipitation juste avant la signature de l’accord, mais évidemment, ne fonctionne plus depuis. Dans l’île, où je suis allé mercredi matin, 18 migrants étaient arrivés la veille et 80 deux jours auparavant », rappelle le député des Hauts-de-Seine qui a pu s’entretenir avec des détenus exaspérés. « Un Malien et un Soudanais m’ont confié leur désarroi, explique-t-il. Tous deux ont vraiment l’impression de subir une double peine. Ils sont arrivés là après bien des péripéties, vont non seulement être renvoyés en Turquie mais en plus vont se retrouver tout en bas de la liste des relocalisés. Face à ce traitement d’hommes et de femmes, je partage tout à fait la décision de l’OFPRA de ne pas venir dans les îles grecques travailler à la mise en œuvre de cet accord », rappelle le député frondeur.

Lire aussi :   La Grèce renvoie les premiers migrants en Turquie

M. Germain a été marqué par le manque absolu d’informations des migrants. « Si les humanitaires sont très nombreux à Idomeni, sur un des stades de l’ancien site olympique, dans Athènes, il n’y a personne. Les migrants sont livrés à eux-mêmes sans informations, sans présence de personne pour les guider. A un moment je me suis retrouvé seul avec eux et j’ai ressenti une vraie agressivité vis-à-vis de moi. Certains humanitaires nous avaient auparavant fait part du même constat parce que ces gens ont un cruel besoin d’information », martèle l’homme politique, « l’Europe ne peut pas les abandonner comme ça ».

 

« Un cimetière à ciel ouvert »

 

Et ce n’est pas qu’à Athènes. A Diavata, la mission a rencontré un Syrien parlant un excellent français. « Ce professeur de français d’Alep était désespéré. Il s’est échoué là avec sa famille. Un de ses jeunes enfants souffrait de fièvres et n’avait accès à aucun médecin. En dépit de tous ses efforts, lui ne parvenait même pas à prendre un rendez-vous par Skype pour déposer sa demande d’asile. Sa situation état difficile, mais c’est lorsque nous lui avons demandé s’il souhaitait venir en France que nous avons ressenti la profondeur de son désarroi. Il voulait aller n’importe où, mais ne plus rester dans le camp », observe un des parlementaires, encore ému par cette image. Or, comme ce Syrien francophile n’était pas passé par l’enregistrement auprès de l’asile grec, l’OFPRA ne pouvait même pas avoir connaissance de son dossier et encore moins le sélectionner pour une relocalisation rapide en France.

La délégation de ces parlementaires pourtant habitués à la détresse pour avoir fait plusieurs déplacements sur la crise migratoire, a aussi été particulièrement sensible au geste d’une petite Syrienne d’Idomeni. « Elle avait 5 ou 6 ans. Elle est venue vers nous et nous a tous embrassés. On ressentait tellement qu’elle nous demandait simplement de ne pas l’oublier là, que j’en suis encore ému en le racontant », poursuit Christian Assaf.

Ce dernier, qui s’intéresse aux flux autant qu’aux migrants bloqués à leur entrée en Europe, souhaiterait la mise en place de voies officielles d’entrées en Europe, « un dispositif légal », précise-t-il, « parce que l’Europe est la première zone économique au monde et qu’il est scandaleux qu’elle n’ait pas mis en place ses propres ferrys humanitaires pour sauver ces gens », insiste-t-il, oubliant les arguments habituels des politiques plus calculateurs que proches des réalités du terrain. « Et qu’on arrête de nous opposer l’état de l’opinion”, insiste le député de l’Hérault, car je ne pense vraiment pas que l’opinion acceptera cet été qu’une destination de vacances à 3 heures de Paris devienne un cimetière à ciel ouvert pour des réfugiés. »

Lire l’éditorial :   Pour les réfugiés, rien n’est réglé, l’Europe doit faire plus


Des réfugiés expulsés vers la Syrie par la Turquie et l’UE. Ignoble !


Une enquête d’Amnesty International réalisée dans le sud de la Turquie, au niveau de la frontière syrienne, a révélé que la Turquie du sanguinaire Erdogan expulse massivement les réfugiés syriens vers leur pays d’origine en guerre. Dans son rapport accablant, l’ONG précise que parmi ces populations déjà très fragilisées, et expulsées de force, on retrouve des femmes enceintes, des enfants, des personnes blessées ou malades et des membres de familles séparées. Ces expulsions massives, qui se comptent en milliers de Syriens déportés, se pratiquent depuis plusieurs mois, et risquent de s’accélérer après la signature de l’accord entre l’UE et la Turquie concernant la gestion des réfugiés syriens.

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L’Union européenne savait cela. Mais elle a fermé une nouvelle fois les yeux en signant l’accord avec la Turquie, qui prévoit le renvoi de réfugiés « illégaux » syriens en Turquie, en échange de l’accueil en Europe du même nombre de demandeurs d’asile enregistrés en Turquie. Mais rien d’étonnant, tant la gestion des réfugiés syriens par l’UE est inhumaine depuis le début du conflit en Syrie. Ce sont donc des centaines de Syriens par jour, femmes, hommes et enfants, qui après avoir fui l’horreur de la guerre, passé les frontières ultra-sécurisées des pays occidentaux, subi la répression des différents gouvernements, sont renvoyés dans leur pays d’origine pour y retrouver la même guerre.

De son côté, l’Europe forteresse continue de se barricader : elle a fermé la route des Balkans, renforcé ses contrôles aux frontières, érigé des murs afin d’empêcher tout passage de migrants illégalement au sein de ses frontières. Les différents gouvernements européens s’emploient à réprimer durement les réfugiés finalement arrivés chez eux, en les harcelant continuellement, comme en Hongrie ou en France. Fermant les yeux devant la misère humaine, elle participe même activement à son renforcement. Cette Europe forteresse, finalement, confit les clés de sa frontière extérieure à Erdogan, qui n’a lui non plus, de son côté, jamais eu pour habitude de traiter avec humanité les réfugiés. Les frontières mêmes de la Syrie sont de plus en plus renforcées, et les migrants, en plus d’être renvoyés chez eux, sont également de plus en plus condamnés à ne pas pouvoir quitter la Syrie.

 

De l’Europe à la Turquie… puis de nouveau la Syrie.

Plusieurs centaines de réfugiés seront, par un convoi prochain, renvoyés de Grèce en Turquie, et très certainement renvoyés ensuite en Syrie, après la mise en place de cet accord, qui sera effectif dès lundi prochain. En échange, l’Europe s’engage à accueillir des demandeurs d’asile syriens enregistrés en Turquie, rentrant ainsi une nouvelle fois dans une logique morbide de marchandisation des êtres humains. Les conditions de vie sont terribles et inhumaines pour ces populations, qui après avoir vécu l’horreur de la guerre, la fuite et les expulsions successives, subissent les reconduites aux frontières, les coups de matraques et gaz lacrymogènes des forces de répression des différents gouvernements européens, ainsi que le mépris total des gouvernements, et des groupuscules d’extrême droite.

 

Agissez pour les réfugiés bloqués en Grèce, interpellez le Président du Conseil européen et le ministre de l'intérieur français ! SIGNEZ .

 


Danielle Sutra
14 rue Porte en Rivière
09600 Laroque d'Olmes.

 

IMPORTANT INFOS

 

1)Délit de solidarité : le guide est là !

ou comment apporter de l'aide face aux situations multiples

http://www.delinquantssolidaires.org/item/delit-de-solidarite-le-guide

 

2)ET AUSSI UNE PETITION POUR PROTESTER CONTRE L EXPULSION DES ENFANTS SCOLARISES/

https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-ministre-de-l-education-nationale-nous-d%C3%A9clarons-notre-%C3%A9cole-zone-d-enfance-prot%C3%A9g%C3%A9e/u/25826796?cs_tk=Ah9a94TNVrapPCUMYF4AAXicyyvNyQEABF8BvBjJNUUhPcFkNqkFFpgjZtc%3D&utm_campaign=c18aac22179a42708296ec9a8a4070b1&utm_content=initial_v0_2_0&utm_medium=email&utm_source=petition_update&utm_term=cs

 Cette initiative a été prise par un collectif de parents et de professeurs à Rennes suite à l'expulsion par charter de familles géorgiennes le 4 octobre dernier. Je vous mets également le lien de leur site: https://www.zoneenfanceprotegee.fr/

3) L’EUROPE EST EN GUERRECONTRE UN ENNEMI QU’ELLE S’INVENTE : FRONTEX EXIT

4)Adhérer à l'association 100 pour un toit pour aider à l'hébergement des déboutés : cliquez ici

5)ET TOUJOURS LE GISTI

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